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« Margoom », une success story qui s’est tissée avec le temps

octobre 15, 2021

Karim Ben Ali fait partie de ce que l’on appelle les « late boomers », ces entrepreneurs qui trouvent le succès entrepreneurial tard.

A 43 ans, et après des études en informatique, Karim est à la tête d’une entreprise florissante qui révolutionne le secteur de l’artisanat en Tunisie : « Margoom ».

« Nous travaillons actuellement sur la diversification de nos produits. Nous allons lancer très prochainement nos lignes de produits sur les secteurs artisanales de la « halfa », du bois d’oliviers et de la fouta. Notre rêve sur le long terme est de devenir la première plateforme artisanale de vente en ligne sur la région du Maghreb. »

Tout a commencé à l’aube de la révolution. Karim rejoignait la société de développement web « Jamjoum », une société basée en France et ayant une filiale en Tunisie. En 2013, avec ses partenaires, il décide de surfer sur la tendance de la vente en ligne et se lance dans un projet de plateforme artisanale en ligne. La page Facebook « Margoom Atlas » est créée.

En 2016, ils se lancent dans la production des tapis berbères, kilims et margoum, et publie leur tout premier catalogue qui est diffusé sur Amazon. L’entrée sur les marchés européens est un succès.

« Avec nos tapis fait sur-mesure, nous nous adaptons à la demande du client. Le design, la taille, les couleurs… tout est fait pour offrir un produit qui honore à 100% la commande du consommateur, dans le respect de la qualité. »

« Aujourd’hui, nous employons 4 personnes pour le côté administratif, commercial et logistique, mais la production se fait au niveau de nos nombreux ateliers, dont certains avec lesquels nous collaborons. Chaque atelier emploie au minimum une quinzaine de femmes artisanes. Les ateliers sont situés selon les clusters artisanaux, au kef pour le kilim, à Sneitla pour la halfa, à Nabeul pour la céramique… »

Attaché à la transmission du savoir-faire artisanal et à l’identité berbère, Karim s’est dévoué à promouvoir le l’héritage culturel des pays du nord de l’Afrique et développer le secteur de l’artisanat. Cela passe avant tout par l’amélioration des compétences techniques des artisans et le perfectionnement de la qualité de production. En 2021, il fait la rencontre avec l’experte régionale du projet Mashrou3i qui lui offre l’opportunité de concrétiser ses ambitions.

« Avec le projet Mashrou3i, nous allons former 23 femmes artisanes de la région du Kef afin d’améliorer leurs techniques de tissage des tapis kilims. C’est essentiel de travailler sur ce perfectionnement pour d’une part, renforcer la compétitivité des produits artisanaux Tunisiens et d’autres part améliorer les revenus des femmes artisanes au cœur de ce travail de précision. »